FAQ

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Ces livres décrivent les meilleurs fonds en fonction des critères de leurs auteurs. Lorsque j’applique mes critères à leurs choix de fonds, je n’en trouve rarement plus que 3 ou 4 sur 100 qui « fittent ». J’ai essayé et je ne peux pas bâtir des portefeuilles avec de belles performances d’investissements, des portefeuilles impressionnants avec leurs sélections de fonds. J’encourage les auteurs à continuer à publier ces livres, mais à modifier leurs critères. Je crois que cela servirait mieux l’investisseur.

Oui, ça vaut la peine de « risquer » investir dans l’évaluation de votre portefeuille, surtout lorsque les Bourses baissent afin d’éviter de trop perdre et de vous rendre comme au point B du graphique 12. Vous découvrirez quel genre de portefeuille et de fonds vous avez et comment ils peuvent se comporter dans différents marchés boursiers.  Je vous encourage à faire identifier votre maillon faible, à savoir s’il reste du « jus » (potentiel de gains) dans vos fonds, si votre portefeuille est bien diversifié ou pas.  À savoir si les valeurs de mesures telles le Sharpe, Treynor, alpha, bêta, etc., correspondent aux valeurs nécessaires pour avoir un portefeuille impressionnant.  Cela peut vous sauver énormément de gros sous.. Je vous souhaite d’aboutir à un point comme le point D ou E du graphique 12.

Oui. Si vous êtes déjà placé dans des fonds et que votre portefeuille de fonds ne ressemble pas à celui du graphique 1, vous auriez intérêt à le faire modifier et au besoin, à faire appliquer une règle de placement efficace. Vous allez être bien préparé pour rebondir lors de la prochaine reprise, comme on l’illustre au graphique 12.

Oui. Si vous êtes déjà placé dans des fonds et que votre portefeuille de fonds ne ressemble pas à celui du graphique 1, vous auriez intérêt à le faire modifier et au besoin, à faire appliquer une règle de placement efficace. Vous allez être bien préparé pour rebondir lors de la prochaine reprise, comme on l’illustre au graphique 12.

OUI c'est relativement facile. Mais est-ce vraiment encore ce que l’investisseur recherche ? Le vrai défi c'est de bâtir des portefeuilles avec moins de risques et plus de rendements qu’un indice de référence difficile à surpasser.

Oui, mais, si vous vous aimez, sauvez vous de ces portefeuilles. Ce sont des… fiascos. Vous serez surpris que certains portefeuilles pour retraités soient des portefeuilles du genre fiasco.

Ce sont des fonds ou des portefeuilles de fonds qui diminuent moins souvent que la Bourse et qui diminuent moins que la Bourse et qui, en même temps, augmentent autant ou davantage que la Bourse lorsqu’elle augmente. Un portefeuille de fonds avec une belle performance d’investissement est un portefeuille qui a plus de rendements et moins de risques que l’indice de référence. De plus, il est stable, constant et fiable.

Certainement et je vous en montre quelques-uns dans ce livre, dont certains qui existent depuis la fin des années 1990 et que des centaines de personnes ont eu l’occasion de voir.

Bonne question. Demandez-le-lui. Je souhaite qu’il fasse le nécessaire pour mieux vous servir.

NON. Mais si votre portefeuille a un historique de rendements plus élevés que celui de l’indice de référence avec moins de risques que l’indice (écart-type plus faible) depuis les 10 dernières années, ça augure bien pour le futur. Un même portefeuille qui a bien passé les moments très tumultueux (crise techno, immobilière, financière, hausses des taux d’intérêt) «devrait» bien se comporter lors de futures crises similaires. Surtout s’il est bien diversifié et qu’on sait bien gérer le risque et appliquer de bonnes règles de placement. (À titre d’exemples, voir les graphiques 26 à 32.)

OUI c'est très « trompeur ». Je sais qu’il y a des investisseurs qui sont tentés d’acheter ces fonds. Supposons que la Bourse baisse de 15 %. Que préférez-vous : un fonds qui a baissé de 10 % ou celui qui a baissé de 12 % ? De prime abord, on dira celui qui a baissé de 10%. Et si je vous dis qu’il a eu un rendement moyen de 2 % depuis 2 ans, tandis que celui qui a baissé le plus a eu un rendement moyen de 9 %, est-ce que ça change quelque chose dans votre décision ? C'est certain. Vous allez maintenant choisir le fonds qui a baissé le plus, car il y a trop de différences au niveau des rendements.

On devrait toujours publier le rendement et le risque des fonds, les deux à la fois. L’un ne doit pas aller sans l’autre. Sans cela on ne présente que des demi-vérités. Et pour bien faire, on devrait comparer les rendements et risques d’un fonds ou d’un portefeuille de fonds, avec le rendement et le risque d’un indice de référence difficile à surpasser.

Pas du tout. La plupart du temps, il y a 5 fonds dans mes portefeuilles, et certains d’entre eux se situent au-delà des 300, 800, 5000, 6000e rang et davantage en termes de rendements. Le rendement passé par lui-même n’est pas si important que cela. L’important, c’est vraiment comment les fonds, et surtout les portefeuilles de fonds, se comportent lorsque la Bourse est baissière. Ça, c'est la partie protection du capital et c'est pour cela que 2 de mes 3 critères de performance sont axés sur la protection du capital.
Bien sûr! Moi je regarde une trentaine de variables lorsque je choisis un fonds. Il faut comprendre les fonds et les portefeuilles de fonds. Un fonds, ça une personnalité : ça vit, ça respire, ça évolue, ça tombe malade, ça meurt! Ça se marie mieux avec certains fonds qu’avec d’autres. Et ça doit respecter des règles.
Cela pêut produire des portefeuilles dangereux. Je ne trouve pas que ça donne de belles performances d’investissement fiables parce qu’on ne tient pas compte des comportements lors de marchés baissiers. Moi, j’aime mieux regarder à la fois le rendement et le risque, comment les fonds se sont comportés lors de marchés baissiers, évaluer s’il reste encore du «jus» dans les fonds, identifier le maillon faible du portefeuille, la façon de diversifier les fonds et les règles de placements qui sont très importants dans la performance d’investissement d’un portefeuille de fonds. Vous voyez que c'est un peu plus complexe que de regarder seulement un rendement ou une étoile ou un prix d’excellence.
OUI. Parfois on voit 2 fonds ou deux portefeuilles de fonds avec le même risque depuis les 3 dernières années, disons, mais un a 2, 3 et 4 fois plus de rendement que l’autre. Certains portefeuilles ont même des rendements négatifs. Ouf! Pour le même risque, je préfère celui avec le plus de rendement. L’inverse est vrai aussi. Deux fonds ou portefeuilles de fonds avec le même rendement peuvent avoir des risques très différents. N’oubliez pas : l’important, c'est d’évaluer les rendements et les risques de vos fonds, pas en comparant un avec l’autre, mais en rapport avec un indice de référence difficile à surpasser.
Généralement oui, parce que les gens sont plus nerveux, émotifs, plus enclins à vendre dans des marchés baissiers qu’haussiers. Il faut savoir gérer cette volatilité, mais sans tomber dans l’inconscient. Parfois, il faut réagir avec des règles de placement efficaces pour mieux gérer cette volatilité.
Oui, le livre sera toujours pertinent. Les graphiques et les tableaux sont choisis pour illustrer des concepts et des notions de ce qui est bon versus ce qui est « puiche poche ». Ce qui est important c'est la démarche éducative du livre. À titre d'exemple, une personne en Europe ou aux États-Unis pourrait très bien comparer ses portefeuilles de fonds avec ceux des graphiques 1 à 4 en y substituant l’indice de référence de son pays. Ce qui est important, c'est que son portefeuille de fonds ne ressemble pas à celui des graphiques 2 ou 4, disons.
Je vous dirais que 85 % de ce qu’on a vu s’applique à des portefeuilles d’actions purs. Cela existe des mesures Sharpe, Treynor, écart-type, ratios cours/bénéfices et cours/valeurs aux livres, etc. pour des actions. Les graphiques et tableaux qui identifient les beaux portefeuilles et les beaux fonds se transposent facilement aux portefeuilles d’actions. À titre d’exemple, le graphique 1 sert à démontrer les caractéristiques d’un portefeuille impressionnant qu’il soit un portefeuille de fonds ou un portefeuille d’actions. J’espère que votre portefeuille d’actions ne ressemble pas à celui du graphique 2. Si oui, parlez-en à votre conseiller qui je l’espère, se fera un plaisir de vous proposer autre chose.
C’est un tableau qui indique les rendements que des fonds peuvent avoir pour un niveau de risque donné ou à l’inverse, les différents niveaux de risques que des fonds peuvent avoir pour le même rendement.
Si on regarde le tableau suivant, on constate certaines choses. D’abord ce sont tous des fonds du même genre. Le fonds A, a le même rendement que le fonds B, mais avec beaucoup plus de risque (12% vs 3,7% respectivement). On préférera le fonds B qui risque de perdre beaucoup moins en pourcentage que le fonds A, toujours en cas de baisses.

tableau rendement risque 1

Le fonds E a le même risque que le fonds D (5,4%), mais avec beaucoup plus de rendement que le fonds D (15% vs 3,2% respectivement). On préférera le fonds E avec presque trois fois plus de rendement que le fonds D. À risque égal, on préfère le fonds avec le plus de rendement et dans la même catégorie de fonds.
C’est une autre façon de démontrer que les fonds d’une même catégorie (du même genre) ne sont pas tous égaux d’une firme à l’autre. L’investisseur qui cherche un équilibre entre le rendement et le risque cherchera à avoir des fonds dans le cadran en haut à gauche de ce tableau. Il voudra reconsidérer les fonds en bas à droite.
Si vous ne savez pas où se situe votre fonds en rapport avec d’autres fonds dans la même catégorie, consultez le site MIDIF.ca et l’onglet « Évaluez vos fonds ». Si vous avez un fonds ailleurs que dans le cadran en haut à gauche, je vous suggère d’en parler à votre conseiller. Soit il changera votre fonds pour un « plus performant » ou s’il est incapable de le faire, cherchez un conseiller ailleurs.

Ce n’est pas toujours vrai. Il est possible d’avoir deux fonds avec un très grand risque et avec beaucoup moins de rendements qu’un fonds à risque faible. Comme vous pouvez le voir au tableau suivant tiré du site le MIDIF.ca sous l’onglet évaluez vos fonds, les fonds aux alentours des points A et C sont à très grands risques (12% et plus) avec environ 3% de rendement, tandis que les fonds aux environs du point E ont moins de risque (5,4%) et plus de cinq fois le rendement. Les fonds aux environs des flèches vertes ont le même risque (9,1%), mais un a eu un rendement de 23% et l’autre que de 2,5%. Il est facile de constater qu’on peut avoir de gros rendements avec relativement peu de risque et avoir peu de rendement avec de très grands risques. Ne vous laissez pas faire dire n’importe quoi. On devrait reconsidérer la détention des fonds dans le cadran en bas à droite.

tableau rendement risque 1

Le dollar américain a apprécié de ce montant depuis 3 ans. C’est donc dire que le rendement du fonds américain n’est pas dû au gestionnaire ou à la firme qui l’a vendu, mais il est dû à l’appréciation du dollar américain. Autrement dit, si le dollar américain n’avait pas apprécié, votre fonds aurait fait un rendement d’environ zéro pour cent. Votre gain vient de la devise. Vous auriez fait aussi bien de placer sur la devise dans ce qu’on appelle le FOREX. Ce sont des placements à risque et spéculatifs. Un fonds américain performant aurait beaucoup plus que 20%.

Que préférez-vous, un fonds avec 2 % de frais de gestion, 5 % de rendements et beaucoup de volatilité ou un fonds avec 3 % de frais de gestion, 15 % de rendement et moins de volatilité ? Je savais ce que vous choisiriez! Les frais de gestion sont importants, surtout si votre fonds ou votre portefeuille de fonds n’a pas de rendement. Est-ce le cas du vôtre ?

Ce qui est important c’est ce qui reste après le rendement qui est important. Je préfère un fonds commun avec 3 % de frais de gestion et 10 % de rendement qu’un FNB avec ,3 % de frais de gestion et 5 % de rendement.
La plupart des FNB’s cherchent à reproduire le rendement d’un indice boursier. Le gestionnaire achète des titres de cet indice dans les mêmes proportions que l’indice de sorte que son FNB va augmenter et diminuer au même rythme que l’indice. Une fois les titres choisis et dans les mêmes proportions, le gestionnaire n’ont plus besoin de faire de changements. Une des choses qui coute cher c’est l’achat et la vente de titre dans un fonds commun. On n’a pas à faire cela avec un FNB. Les titres sont comme achetés pour de bon, une fois pour toutes. Cela fait une gestion passive.
Ne vous laissez pas berner par cela. L’important dans un produit n’est pas les frais de gestion, mais ce qui reste après les rendements. Il y a quelques années une firme annonçait qu’elle avait les frais de gestion parmi les plus bas de l’industrie et c’était vrai. Par contre, elle avait aussi parmi les rendements les plus faibles (voir même négatifs sur certains fonds), de l’industrie.

Posez la question à votre conseiller. Je crois qu’on devrait le faire. Si je vous dis «Depuis un an notre fonds a eu un rendement de 14 % », ça paraît comme beaucoup et on pourrait être tenté de l’acheter. Mais si je vous dis que depuis un an la Bourse a fait du 18 %, ça change la perspective.
Si de par surcroît le premier fonds a un écart-type de 19 % et la Bourse en a un de 15 %, le fonds qui paraissait bien avec un rendement de 14 %, est un « bouffonds », car il a moins de rendement et plus de risque que son indice de référence. On a vu qu’on ne veut pas de « bouffonds » dans nos portefeuilles.
On devrait toujours publier les deux en même temps : le rendement et le risque des fonds et des portefeuilles de fonds ainsi que ceux de l’indice de référence. Sans cela, on peut faire dire n’importe quoi. C'est trompeur.
Publier toutes ces mesures serait d’une aide précieuse pour l’investisseur et aiderait le conseiller à mieux le servir. Ce serait positif.

OUI. Je crois comprendre que le Canada fait partie du «Global Investment Performance Standards» depuis janvier 2011. Si oui, cela veut dire que ce n'est qu’une question de temps avant qu’on exige aux organisations de publier les rendements et écarts-types des fonds et des portefeuilles de fonds avec ceux de l’indice de référence, et ce, depuis la création des fonds et portefeuilles de fonds, sans égard aux changements de noms. J’ai hâte que ça devienne une pratique courante.

Oui, tout à fait. Des enquêtes provenant de différents pays démontrent que c'est une pratique que l’on retrouve un peu partout. Dans le meilleur intérêt de l’investisseur, il faut que cette pratique cesse ?

Oui. De la cinquantaine d’indices de référence que j’ai pu analysés et parvenant de différentes régions du monde, 2 des plus difficiles à dépasser en termes de rendements, sont les indices de l’Amérique latine et des pays émergents qui ont fait respectivement 300 % et 200 % depuis les 10 dernières années. Le hic, c'est qu’ils sont extrêmement volatils et si vous êtes obligés de décaisser lors d’une baisse boursière, vous allez perdre beaucoup.

Oui. À titre d’exemple, les indices de référence du Japon ou de MSCI World sont extrêmement stables. Le hic, c'est qu’ils ont des rendements cumulatifs d’environ moins 20 % depuis les 10 dernières années. En comparaison le S&P/TSX a fait plus de 110 %.

Selon un logiciel d’analyse de fonds, à peine 3 % des fonds. Ce n’est vraiment pas fort. On pourrait possiblement s’attendre à ce qu’environ la moitié des fonds d’actions fasse mieux et la moitié fasse pire que l’indice.

Aux États-Unis, on utilise beaucoup le S&P 500 qui a un rendement cumulatif de +30 % sur les 10 dernières années. Le S&P 500 de la Banque du Canada, lui, fait du moins 20 % cumulatif sur la même période. Voyez-vous comment c'est facile de faire mieux que ces 2 indices (S&P 500) et s’en vanter ? Le vrai test selon moi en termes de rendements et de risques, c’est le S&P/TSX avec un rendement de plus de 110 % depuis les 10 dernières années.

Au moment d’écrire ce livre sur environ 1100 que j’ai pu évaluer, il n’y en a que 3 (oui, vous avez bien lu, 3) qui font aussi bien que le S&P/TSX en termes de rendements et de risques. J’espère que votre portefeuille est parmi ces trois-là. Sinon, vous pourriez demander à votre conseiller comment il pourrait mieux vous servir.  Il y a de la place pour amélioration.

Ils sont faits pour reproduire l’indice qu’ils suivent. Généralement, ils ne font pas mieux. Mais dans ce livre, je vous montre qu’il est possible de bâtir des portefeuilles de fonds avec de plus belles performances d’investissement que les indiciels,  les « iShares » et les FNB’s.

Non. Moi, je compare les fonds d’actions avec le S&P/TSX, mais les fonds à revenus avec un indice à revenus, comme le ML marché élargi canadien, un indice de référence à revenus difficiles à surpasser en termes de rendements et de risques. On doit aussi comparer les fonds équilibrés avec un indice équilibré qui pourrait être composé à 50 % du S&P/TSX et à 50 % du ML marché élargi canadien.

En principe, les portefeuilles de fonds audacieux devraient être comparés avec un indice de référence d’actions difficile à surpasser comme le S&P/TSX. Un portefeuille modéré avec un indice de référence modéré (disons à 50 % S&P/TSX et 50 % ML marché canadien élargi). Par contre, moi je suis dur et exigeant et j’exige que tous mes portefeuilles de fonds, même les plus conservateurs, aient plus de rendements avec moins de risques que le S&P/TSX. Voir le chapitre 2.

Non. Vous devez utiliser un indice qui convient pour votre pays. Cela n’empêcha pas que la  démarche de ce livre s’applique à tous les pays. Les graphiques, mesures, notions, tableaux,, analyses restent les mêmes peu importe le pays d’origine. Vous n’avez qu’à suivre la démarche en appliquant vos fonds et vos portefeuilles de fonds.

Je trouve cela coucou comme approche. Il n’est pas plus difficile de placer dans un fonds qui rapporte 12% avec le même risque que celui qui ne rapporte que du 5%. Et si le client ne veut pas mettre le plein 12% dans ses poches, il n’a qu’à donner l’excédent (7%) à une œuvre de charité, ou à une fondation, ou à un organisme qui fait de la recherche pour le cancer ou une autre maladie, ou à des gens abusés, ou des enfants démunis, etc. C’est l’occasion pour un client de faire une bonne action qui saura faire une marque dans son environnement. Personnellement, je crois que les firmes qui disent qu’elles ne cherchent pas à égaliser ou à surpasser des indices de références sont incapables de fabriquer des fonds avec 12% de rendement avec le même risque qu’un fonds avec 5% de rendement.
Si une bourse augmente de 10% par année et on oublie les effets composés, cela prendra dix ans pour que le premier récupère son capital (100%/10%) et seulement environ un an et un mois pour le deuxième (11,1%/10%). Tout cela pour dire que si vous sentez que le marché pourrait baisser, il vaut la peine d’être en mode de préservation du capital.  
Cela consiste à «combiner» des fonds pour bâtir un portefeuille de fonds. En «mariant» de façon appropriée des fonds qui ont une belle performance d’investissement, on peut diminuer le risque d’un portefeuille pour qu’il soit inférieur à celui des fonds qui le composent et à celui de l’indice de référence, tout en ayant un rendement plus élevé que l’indice et des fonds qui le composent. Un portefeuille de fonds mal diversifié peut très bien faire le contraire.
On peut le voir selon certains graphiques comme ceux du chapitre 1 ou par des valeurs précises pour certaines mesures, comme celles du chapitre 5.
Bien sûr que non. Ce n'est pas parce qu’on met ensemble deux belles personnes que cela veut dire qu’on aura un beau couple. C'est la même chose pour des fonds. il faut savoir comment les marier, savoir travailler avec les « poneys » et les purs-sangs », etc.
Les régions géographiques sont plus interdépendantes qu’il y a 10 ans. Aujourd’hui, il y a d'autres façons de diversifier qui sert mieux l’intérêt de l’investisseur.

Par exemple, prenons un portefeuille à 5 fonds diversifiés de la manière suivante : on y met un fonds canadien, un fonds américain, un fonds mondial (Europe ou Asie ou pays émergents), un fonds à revenus fixes et un fonds sectoriel. Imaginez que chacun de ces fonds est surpondéré en ressources énergétiques, mais vous ne le savez pas. Lorsque le prix du pétrole ou du gaz diminue, il diminue partout dans le monde en même temps et aucune région géographique n’en sera à l’abri. Ce sous-secteur est mondial, il n’est pas local. Résultat ? Tout votre portefeuille «plantera». Ce genre de portefeuille n’est pas du tout bien diversifié. Votre argent est seulement bien éparpillé selon différentes régions géographiques. Voir le chapitre 5. Demandez à votre conseiller comment il pourrait mieux répondre à votre besoin de protection de capital tout en respectant la Loi et votre profil d’investisseur.

C’est totalement faux. En termes de capitalisation boursière, sur environ 70 bourses différentes dans le monde, la bourse canadienne le S&P TSX, varie de la 6e plus grosse à la 9e plus grosse dépendamment des années. Lorsque cela va bien au niveau des économies dans le monde, le S&P TSX se situe environ au 6e rang et lorsque cela va moins bien, elle chute vers la 9e place. Vous pouvez vérifier cela sur le tableau suivant en date de juin 2015. Le S&P TSX est plus grosse que la bourse de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de la Suisse, de l’Australie, de la Russie, etc.

tableau diversification 1

Selon une trentaine d’indicateurs économiques et financiers et boursiers, le S&P 500 américain est surévalué, comme c’est le cas pour plusieurs autres indices boursiers dans le monde. Pour en savoir davantage, je vous invite à voir les MP4’s sur le site MIDIF.ca pour plus de détails sur les indicateurs boursiers.  
Elles sont très importantes et elles peuvent faire une différence significative sur le rendement et le risque de votre portefeuille. Certaines règles de placement, comme le rééquilibrage automatique, peuvent facilement diminuer le rendement et augmenter le risque d’un portefeuille. Pour la plupart des explications aux questions qui suivent, je vous invite à consulter le chapitre 9.
Selon la réponse du point précédent, il est évident que d’éviter les 10 pires jours de baisses apporte beaucoup plus au rendement que d’être présent lors des 10 meilleurs jours de croissance.
Habituellement, les pires baisses arrivent durant les mêmes périodes que les meilleures hausses. Au chapitre 9, je vous démontre de plusieurs façons l’importance de bien gérer vos risques lors de baisses boursières. C'est pourquoi 2 de mes trois caractéristiques de belles performances d’investissements portent sur la protection du capital et la gestion du risque.
OUI, et cette règle est de plus en plus contestée par les experts, car elle ne va pas nécessairement dans le meilleur intérêt des investisseurs. Je suis en accord avec la règle du « buy and hold » dans un marché haussier, dans la mesure où elle n’augmente pas le risque du portefeuille au-delà du risque de l’indice de référence. Mais dans un marché nettement baissier, il faut savoir nuancer cette règle. Il faut protéger le capital de l’investisseur.

Les institutions de dépôts et les familles de fonds ne cessent de remplacer des fonds par d’autres, de les fusionner, d’en fermer, d’en partir des nouveaux, d’inventer de nouveaux produits pour tenir compte des changements dans les marchés économiques et boursiers. À travers toute cette activité de changement, il me semble qu’ils ne pratiquent pas eux-mêmes la règle du «garde, garde, garde». Ils sont beaucoup plus dans le changement que nous. Personnellement, j’ai une vision du placement à long terme. Je fais très peu de changements dans mes portefeuilles, sauf si le contexte économique et boursier semble l’exiger ou si le risque du portefeuille se détériore.
Oui il y en a et je les mentionne au chapitre 9. Personnellement, une des règles à laquelle je souscris consiste à ne pas modifier les fonds dans mon portefeuille, à moins que le rendement de mon portefeuille soit inférieur à celui de l’indice de référence ou que le risque de mon portefeuille soit plus élevé que celui de l’indice.

Il y a d’autres règles pour mieux gérer le risque, que je trouve importantes, comme celle du 10/10/10 que je décris dans le livre. Et si vous voulez connaître une variante à cette règle, je vous invite à «googler» Jacques Bello pour en savoir davantage.
NON! Mais on doit considérer convertir au moins celui qui risque de perdre le plus, notre maillon faible. Protégez votre capital. Référez-vous au chapitre 9 pour voir comment ça peut faire une grosse différence dans le rendement et le risque de votre portefeuille. Un conseiller qui veut bien vous servir se fera un plaisir de tout faire pour protéger votre capital. Je pourrais ajouter, qu’il est moins pertinent de convertir un fonds faible en monétaire si on a des portefeuilles impressionnants du genre conservateur et modéré.
On fait toujours des erreurs dans la vie et on apprend à partir d’elles. Moi, je préfère de loin être plus en protection du capital et faire des erreurs de type 1 que de risquer perdre beaucoup plus en faisant des erreurs de type 2. Voir le chapitre 9.
Vous avez vu au chapitre 9 que ce genre de rééquilibrage ne fait que diminuer le rendement et augmenter le risque de votre portefeuille. Il y a d’autres formes de rééquilibrage qui vont dans le sens des vrais intérêts de l’investisseur.
Je crois que c'est un outil de travail que les organisations ont inventé pour faire respecter la Loi sur les profils d’investisseurs et de s’assurer que les investisseurs classifiés conservateurs ne se ramassent pas avec un profil classifiés audacieux, disons. Mais, le rééquilibrage par proportions ne fait pas le travail. À la base, je crois que la Loi se veut, noble et bien intentionnée, mais je crois qu’il ne faut pas rééquilibrer en fonction des proportions, mais en fonction du risque.
  1. Parce que je veux connaître le comportement en termes de rendements et de risques de mes fonds avant de les acheter. Cela prend au moins 3 ans de vécu pour avoir des valeurs significatives pour des mesures importantes comme celles du Sharpe, Treynor, écarts-types, bêta, alpha, corrélation, etc. Je veux que le fonds ait eu la chance de faire ses preuves.
  2. Il pourrait arriver qu’une organisation change le nom d’un fonds qui a une performance «très poche» au moment d’une reprise boursière pour faire croire que son historique va bien. C'est manquer d’honnêteté et d’intégrité, car on n’a plus à vous montrer son rendement «poche» passé. Je considère que j’ai moins de chances de me faire flouer en choisissant des fonds qui existent depuis au moins 3 ans. Devrions-nous passer une loi pour interdire ce genre d’actions.
  3. Il pourrait arriver qu’une organisation fusionne des fonds poches pour donner l’impression qu’avec un nouveau départ, tout va aller mieux. Dans ce cas, c'est manquer d’intégrité et d’honnêteté. Je considère que j'ai moins de chances de me faire flouer en choisissant parmi des fonds ou des portefeuilles de fonds qui existent depuis au moins 3 ans.
OUI, mais il faut être prudent, car il y a des fonds à faibles rendements qui sont plus à risque que certains fonds à forts rendements. Il ne faut pas généraliser, mais plutôt évaluer chaque fonds individuellement.
Bien sûr que non. Ce n'est pas parce qu’ils sont tous des fonds d’actions canadiennes que cela veut dire qu’ils ont tous des performances d’investissements égaux. (Est-ce que tous les hommes chauves sont pareils et égaux) ? Il peut y avoir des différences importantes dans leurs pondérations par sous-secteur ou à l’intérieur d’un même sous-secteur. Un fonds pourrait n’avoir que des titres performants et un autre que des titres «poches». La façon de choisir les titres, le «timing» des achats et ventes des titres à l’intérieur d’un fonds, etc., aura un impact sur le rendement et le risque d’un fonds. Moi, je juge les mérites d’un fonds en fonction de mes 3 critères de base.
Bien sûr que oui. Un des fonds pourrait avoir des titres en matériaux qui performent super bien et l’autre, des titres en matériaux qui pochent vraiment. Même si ce sont 2 fonds surpondérés en matériaux, on aurait des différences importantes en termes de risques et de rendements. Je tiens compte de ces différences de rendements et de risques lorsque je bâtis un portefeuille de fonds. Je n’aime pas bâtir un portefeuille de fonds en tenant compte uniquement de sa classification, sans regarder le risque ou le rendement. Autrement, il est trop facile de passer à côté d’un profil d’investisseur qui doit tenir compte des rendements et des risques.
Bien sûr que non. Et il faut en tenir compte lorsqu’on évalue la performance d’investissement d’un portefeuille.
Bien sûr que non. Deux fonds équilibrés pourraient avoir des compositions très différentes. Un des fonds pourrait être surpondéré en santé et en consommation, tandis que l’autre le serait en matériaux et en énergie. Ils n’auront pas du tout les mêmes risques, ni les mêmes rendements. Un sera un fonds équilibré conservateur et l’autre, un fonds équilibré audacieux. Tenter de respecter des profils d’investisseur uniquement par la classification des fonds sans tenir compte des rendements et risques réels n’est pas mieux que de faire une diversification par régions géographiques. Il faut vraiment tenir compte des sous-secteurs, des rendements et des risques.
NON, non et non. Il y a des fonds classifiés équilibrés qui sont plus à risque que le S&P/TSX. Il y a des fonds équilibrés davantage surpondérés dans les sous-secteurs énergie, matériaux et finance que l’indice du S&P/TSX. D’ailleurs, il y a des fonds équilibrés qui sont plus à risque que certains fonds dits « sectoriels ». Il y a des fonds dans les premiers quartiles de leur classification qui sont vraiment « puiche poche ». Je vous encourage à jauger chaque fonds selon mes trois caractéristiques et d’être prudent avec les classifications.
Oui, mais seulement s’il répond à mes critères de base etc. Je vous dirais qu’il y a très très peu de fonds équilibrés qui sont à la hauteur. Certains on beaucoup trop de titre dedans pour être facilement  « adaptable » aux changements dans les contextes économique et boursiers. Je préfère même bâtir mes portefeuilles équilibrés, 50 % pour cent en fonds d’actions et 50% en fonds de revenu, en ajoutant un beau fonds de revenu à mes beaux fonds d’actions plutôt que de mettre un fonds équilibrés « puiche poche ».
Peut-être parce que le gestionnaire du fonds équilibré cherche un bon rendement pour son fonds. Il l’aura peut-être, mais au prix davantage de risque. N’oubliez pas qu’un fonds équilibré devrait en principe avoir une composante importante de titres à revenus. Je le répète, il y a des fonds équilibrés qui sont plus à risque que certains fonds purement d’actions. Les insérer dans un portefeuille de type conservateur peut réserver de mauvaises surprises à l’investisseur, surtout lors de marchés boursiers baissiers.
Pas toujours. À titre d’exemple, on a déjà vu un fonds qui se nomme «XXX valeur américaine» où l’on retrouve 95 % de contenu canadien, un autre «XXX American Blue Chip» qui était bourré de technos et de petites capitalisations ou un autre «XXX environnement» qui n’est composé que de grandes sociétés. Méfiez-vous du nom d’un fonds! Vérifiez son contenu.
Les différences porteront sur le type de titres de compagnies que l’on va y retrouver. Dans certains fonds, on va retrouver davantage de titres de croissance, dans d’autre davantage de titres de valeur ou de revenus, etc. Mais moi, je ne me préoccupe pas de ces classifications, car elles ne veulent rien dire en termes de risques ni de rendements. À la base, j’examine toujours tous les fonds en fonction de mes trois caractéristiques, peu importe leur contenu. J’évalue en fonction de ce que veut l’investisseur : du rendement et de la protection du capital.
Pas nécessairement! Il faut avoir un regard sur la «performance d’investissement» du fonds que l’on nous propose. Je me souviens d’un temps où la Bourse japonaise était repartie à la hausse, et le représentant d’une organisation cherchait à convaincre des conseillers de vendre son fonds japonais. Ouf! Il n’était vraiment pas beau en termes de performances d’investissement. Si je l’avais ajouté à mon portefeuille de fonds, je n’aurais fait rien d’autre que d’augmenter le risque du portefeuille, tout en diminuant mon rendement. De plus, si j’avais été un japonais au Japon à ce moment-là, j’aurais eu accès à environ 8000 fonds japonais, dont plusieurs j’en suis convaincu, étaient super beaux. Mais lorsque je regardais les fonds japonais auxquels on avait accès ici, au Canada (26 selon Paltrak à ce moment), il n’y en avait pas un seul qui était beau selon les critères soulignés au point 5 ci-haut. Avoir ajouté n'importe quels fonds japonais à mon portefeuille n’aurait que diminué mon rendement et augmenté mon risque. Faites attention à ce que disent certains représentants ou conseillers. Ils ne travaillent pas toujours dans le meilleur intérêt de l’investisseur. Je vous encourage à évaluer chaque fonds selon les critères de ce livre. Un ajout ou un remplacement de fonds doit viser d’abord et avant tout l’augmentation du rendement et la diminution du risque de votre portefeuille.
OUI. Cela dépend des mérites de la performance d’investissement du fonds en question. Si le fonds se comporte selon mes trois caractéristiques, il mérite d’être regardé. Vous savez que lorsqu’une Bourse chute, il y a des titres (fonds) qui baissent plus que la Bourse, d’autres qui baissent moins que la Bourse et il y a en a d’autres qui prennent de la valeur.
Non. Comme je l’écrivais, je préfère placer dans des fonds ayant au moins 3 ans de vécu pour que je sois capable de les évaluer ou parfois d’éviter de me faire jouer des tours.
Bien sûr. Il n’y a rien de parfait, mais je peux vous mentionner 7 signes avant-coureurs différents.
OUI. Je vous recommande de lire le chapitre 7 à ce sujet.
Oui, selon une étude des plus sérieuses faite sur le sujet. Je vous invite à relire cette section au chapitre 4 pour comprendre le pourquoi c'est ainsi.
Les raisons sont multiples. Pour la plupart, ce sont des portefeuilles de « consommation de masse » qu’on veut vendre sans être obligé de faire trop de suivi. Parfois pour éviter les « plaintes » de l’investisseur on crée des portefeuilles sécuritaires avec peu de risques. Le rééquilibrage automatique souvent associé à ce genre de portefeuille tend à diminuer le rendement et à augmenter le risque dans le temps. S’il est un fiasco, il va rester un fiasco. Ensuite, il peut y avoir la qualité des fonds choisis au départ. Quelle est leur valeur en termes de stabilité, de constance et de fiabilité. Reste-t-il du « jus » dans les fonds. Avons-nous été soucieux de choisir des fonds qui se comportent bien dans un marché baissier. Que dire de la diversification qui parfois n’est pas appropriée. Le fait que plusieurs des portefeuilles n’ont que des fonds de la même famille n’est pas du tout aidant.
NON, ce n’est pas facile de le savoir. En plus d’acheter des produits qui correspondent à mes trois critères, j’aime savoir ce que j’achète, surtout lorsque cela implique mes argents.
Cela serait vraiment aidant pour l’investisseur. Il pourrait plus facilement comparer la performance d’investissement des portefeuilles maison. Il verrait tout de suite quels genres de portefeuille sont sur le marché. Et ce serait extraordinaire pour le conseiller ou l’organisation qui veut mieux servir l’investisseur. Il est certain que cela changerait dramatiquement la dynamique de l’industrie des portefeuillistes, qui viserait l’excellence.

On pourrait établir des critères rigoureux, tels des prix d’excellence selon différentes catégories de portefeuilles, selon différents profils d’investisseurs, tous comparés à des indices de référence appropriés pour démontrer s’ils ont fait plus de rendements avec moins de risques que les indices retenus. Il faudrait que les portefeuilles de fonds existent depuis au moins 3 ans et qu’on en ait vendu à de vrais clients pour éviter de créer des portefeuilles «théoriques», etc.  Moi, je participerais volontiers à ce genre de concours.
Ça ne peut pas être parce que ça donne de belles performances d’investissement. On l’a vu au chapitre 5. Je crois que c'est parce que vendre ses propres fonds est beaucoup plus «payants» que vendre ceux d’un concurrent et de plus, cela facilite la gestion de leurs portefeuilles. Mais, ce serait dans le meilleur intérêt des deux, et l’investisseur et l’organisation, de modifier cette pratique.
Bien sûr! Je vous invite à voir la section sur la diversification par région géographique au chapitre 5.
NON. Il est possible de bâtir un portefeuille « acceptable » avec un fonds qui sous-performe, d’abord que les autres fonds peuvent compenser en quelque sorte. Il est possible de bâtir des portefeuilles impressionnants avec des fonds « poneys » et des fonds « purs-sangs », mais il faut savoir comment faire. On ne peut pas mettre n'importe lequel de ces fonds dans un portefeuille. L’important toujours, c'est que le portefeuille se comporte avec une belle performance d’investissement, idéalement comme au graphique 1.
Une étude faite par la firme Morningstar et publiée à l’automne 2010, démontre qu’environ 80 % des gestionnaires ne placent pas dans leur propre fonds.
Oui. Mais dans le cas d’un portefeuille fiasco ou dangereux, je recommencerais à zéro.
OUI, certainement. Un indiciel ne fait que reproduire des indices. Au départ, le choix de nos fonds et la façon de bâtir des portefeuilles impressionnants ne peuvent pas faire autrement que de surpasser les indiciels et les « iShares » avec régularité. Voir les chapitres 1, 5 et 6 en particulier.
NON. Un portefeuille, ce n’est pas infaillible, et lorsqu’une Bourse diminue, je sais qu’il est possible qu’un beau portefeuille se comporte moins bien pendant quelques mois et, qu’ensuite, tout se redresse. Je patiente. Par contre, dès qu’il commence à déraper, je cherche les raisons du pourquoi. J’agis. Je vous invite fortement à consulter le chapitre 8 pour plus de renseignements sur mes témoins lumineux verts, jaunes et rouges.
Pour placer dans des fonds, je crois qu’il est sage d'avoir un horizon d’au moins 3 ans. Par contre, je surveille ce qui se passe au niveau du rendement et du risque annuels et je fais un suivi mensuel.
Cela me prend environ 10 minutes par mois pour télécharger les dernières données du logiciel Paltrak et de regarder la couleur de mes témoins lumineux. Une fois par mois, c'est suffisant pour moi, car je ne suis pas tactique. Je place à long terme. Pour en savoir davantage, je vous invite à revoir le chapitre 8.
Non, ce n’est pas nécessaire. Le plus important, c’est que votre conseiller ait accès à un tel logiciel pour pouvoir vous donner les renseignements que vous lui demanderez. Un appel de 5 minutes par mois à votre conseiller sera suffisant pour qu’il vous dise que tout va selon le graphique 1. Sinon, une rencontre avec lui serait souhaitable pour établir un le plan d’action.
Embauchez quelqu’un qui a les compétences nécessaires et qui le fera pour vous. Ça vaut la dépense.
Non on ne peut pas prévoir quand une bourse va chuter ni quand elle va augmenter et si vous trouvez quelqu’un qui peut le faire, appelez-moi, car je veux le savoir. Par contre avec un ensemble d’indicateurs économiques, financiers et boursiers (environ une trentaine) on peut confirmer qu’une chute a bel et bien commencé. On a encore le temps de convertir ses fonds à plus grand risque (risque de perdre beaucoup si la bourse chute) en fonds monétaire ou en dépôt à terme, etc. Vous et votre conseiller devez avoir une stratégie de préservation du capital pour limiter vos pertes, car c’est dur et long récupérer ce qui a été perdu.

C’est un moyen qu’on prend pour limiter les pertes de notre capital advenant le cas d’une baisse boursière importante. Une des stratégies prônées par les firmes est de ne rien faire et de vous faire subir la perte. Une autre consiste à convertir un fonds à risque en un fonds monétaire ou en dépôt à terme, le temps que la baisse passe et ensuite de revenir dans ses fonds.  

Cela vaut certainement la peine de protéger son capital. Voici la différence entre le rendement d’un fonds dont le capital a été protégé (ligne en rouge) en rapport avec le même fonds qui n’a pas eu de stratégie de préservation du capital (ligne verte). Les différences de rendements sont importantes.

tableau suivi de vos placements 1

 

Selon certaines études, ils sont dans l’erreur environ 50% du temps, soit parce qu’ils n’ont pas accès à des indicateurs pertinents ou parce qu’ils sont biaisés et doivent « prédire » selon une ligne de conduite. D’où l’importance d’avoir accès à des informations et des commentaires qui sont le plus neutres possible.  
D’abord on définit une récession par un PIB qui est dans le négatif six mois consécutif. Et elles ne sont pas toutes égales. Il faut les évaluer en termes de sévérité, de durée, d’étendue et de profondeur. Un PIB qui chute de ,2% n’est pas aussi sévère qu’une qui baisse de 3%. Une qui dure 6 mois n’aura pas les mêmes conséquences qu’une qui dure depuis 14 mois. Normalement, une récession en Amérique du Nord dure entre 10 et 14 mois. Une récession qui ne touche que les provinces productrices de pétrole n’est pas aussi étendue qu’une qui touche toutes les provinces, comme ce fut le cas de la récession récente (2015) au Canada. Et ce ne sont pas tous les sous-secteurs ni l’ensemble des mesures économiques qui a été touché. La profondeur n’y était pas, car l’emploi, la production dans les autres sous-secteurs, etc. n’étaient pas affectés.  
Je ne sais pas pourquoi les autorités acceptent ces disparités. Ce que je sais, l’investisseur à qui on refuse de considérer les actifs immobiliers comme revenu fixe devra acheter des fonds revenus à la place. Donc, l’organisation vend plus de fonds revenus.
Au lieu de classifier les profils selon des catégories de fonds, j’aurais tendance à explorer une approche qui tienne compte des risques et des rendements réels selon chaque fonds et chaque portefeuille de fonds. Je vous invite à regarder les tableaux 1 et 5 du chapitre 1.
Il est évident que l’honnêteté, l’intégrité et la transparence du gestionnaire sont des qualités fondamentales. On achète un fonds et un portefeuille de fonds, pas une réputation ni une famille de fonds. Choisiriez-vous un conjoint en fonction de la réputation de sa famille ? J’espère que non, car ce n’est pas avec la famille que vous allez vous marier, vivre votre quotidien et faire l’amour. Vous mariez le conjoint. C'est la même chose pour un fonds et un portefeuille de fonds. Comme le dit Bernard Mooney, un gestionnaire c'est aussi comme un jockey. Le jockey est important. Mais moi j’ajoute, qu’un bon jockey sur une « picouille », ça ne donnera pas une belle performance et ça ne gagnera pas la course. La monture est très importante et c'est pourquoi je vous encourage à évaluer chaque fonds et chaque portefeuille de fonds en fonction de leurs rendements et de leurs risques.
Plusieurs personnes dans l’industrie utilisent la mesure alpha pour évaluer la compétence d’un gestionnaire de fonds, mesure dont je parle au chapitre 3. À remarquer qu’un gestionnaire pourrait être «chanceux» dans la gestion d’un fonds et «poche» avec tous les autres qu’il gère. C'est pourquoi je préfère regarder la performance d’investissement (rendements et risques) de la totalité des fonds ou des portefeuilles de fonds gérés par un gestionnaire et pas seulement à la valeur alpha d’un fonds. Voir le chapitre 4 pour d’autres considérations.
Ce n’est pas facile de gérer le risque et le rendement d’un fonds qui a 2000, 3000 voir même plus de 4000 titres dans le fonds. Par expérience, je sais que les plus beaux fonds ont presque tout le temps, moins de 200 titres dedans. Ils sont plus « gérables » que les super gros fonds.
Oui, certains achètent des titres de croissance, d’autre de valeurs. Certains choisiront leurs titres à partir des meilleurs par sous-secteurs ou par région géographiques. D’autres achèteront des titres de compagnies qui performent bien, peu importe leurs provenances. D’autres profiteront des occasions qui se présentent sur le marché. Personnellement, je privilégie les gestionnaires centrés sur la valeur et le long terme.
Imaginez que vous êtes propriétaire d’un restaurant et que vous dites à vos clients de manger chez eux pour sauver des sous, parce que vous savez qu’une récession s’en vient. Ce serait la bonne chose à dire à vos clients, mais ce ne serait pas bon pour votre chiffre d’affaires. Pareillement, le gestionnaire de fonds ou de portefeuilles de fonds n’a pas intérêt à vous dire de vendre vos unités de fonds parce qu’il sait que ça va aller mal.
Cela serait vraiment aidant pour l’investisseur. Il pourrait plus facilement comparer la performance d’investissement des portefeuilles maison. Il verrait tout de suite quels genres de portefeuille sont sur le marché. Et ce serait extraordinaire pour le conseiller ou l’organisation qui veut mieux servir l’investisseur. Il est certain que cela changerait dramatiquement la dynamique de l’industrie des portefeuillistes, qui viserait l’excellence.

On pourrait établir des critères rigoureux, tels des prix d’excellence selon différentes catégories de portefeuilles, selon différents profils d’investisseurs, tous comparés à des indices de référence appropriés pour démontrer s’ils ont fait plus de rendements avec moins de risques que les indices retenus. Il faudrait que les portefeuilles de fonds existent depuis au moins 3 ans et qu’on en ait vendu à de vrais clients pour éviter de créer des portefeuilles «théoriques», etc.  Moi, je participerais volontiers à ce genre de concours.
Miseriez-vous sur l’équipe gagnante de la coupe Stanley de l’année à venir à partir gagnant du prix de « coach de l’année » de l’année précédente ? Pour plus d’informations sur ce sujet délicat, je vous invite à regarder le chapitre 4.
Non, nous n’avons pas les mêmes critères. Sur 25 «Awards winners» au gala de 2009, il n’y avait que 9 fonds qui correspondaient avec mes critères, dont la majorité était dans les sous-secteurs des métaux précieux et des ressources.
Cela n’arrivera pas parce que le fabricant ou le gestionnaire et sa firme ne recevront plus les mêmes revenus ni les mêmes profits et ils risquent perdre leurs emplois. Vaut mieux laisser le consommateur perdre de son capital en continuant à détenir le fonds que de perdre des revenus ou des profits.  
Oui, oui, et oui. Il ne faut pas douter de leur intégrité et de leur honnêteté. Ils sont rares les Madoff, Enron, Tyco, World Com, Earl Jones, Lacroix, etc., mais ils existent quand même. Ceux-là sont spectaculaires, mais l’AMF publie des radiations et amendes régulièrement concernant des représentants plus que douteux.
Pas du tout. Vous devriez être capable de magasiner vos fonds et portefeuilles de fonds de la même manière que la plupart d’entre nous magasinent un ordinateur ou une voiture, sachant poser de bonnes questions pour évaluer la performance d’investissement de vos placements. (Voir le préambule là-dessus.)
Les conseillers malhonnêtes sont l’exception. Par contre, on sait que les conseillers très connaissants ne courent pas les rues non plus. Les «istes» (les économistes, spécialistes, fiscalistes, journalistes, analystes, environnementalistes, généralistes et autres «istes») racontent parfois des «istoires» qui vont faire leur affaire et pas nécessairement la vôtre. À titre d'exemple, il faut savoir qu’il y a des économistes optimistes, d'autres, plus réalistes, et d’autres de nature plus pessimiste. Et parfois, le camp dans lequel ils se trouvent va dépendre beaucoup de «pour qui ils travaillent» et «des objectifs qu’ils poursuivent». D’où l’importance de ce livre qui vous permet de distinguer les fonds et portefeuilles de fonds avec de belles performances d’investissements des «bouffonds».
Cela peut arriver qu’il vous offre ce qui convient le plus à lui ou à son organisation et qui n’est pas ce qui vous conviendrait le plus. Il n’est pas toujours facile pour une organisation de faire le maximum de profits (ne vendre que certains fonds qui sont rentables) et en même temps s’assurer que ces fonds «fittent» le plus possible avec votre profil d’investisseur, en vous donnant le maximum de rendements et le minimum de risques.
Ce n’est pas la scolarisation qui permet de faire la différence entre les deux. Tous les conseillers ne sont pas égaux, pas plus que tous les mécaniciens ou tous les athlètes sont égaux. Travaille-t-il vraiment pour vous, pour l’organisation ou pour lui-même ? Est-il connaissant ? S’il lui manque des connaissances, est-il prêt à investir le temps qu’il faut pour vous offrir des portefeuilles qui se comportent selon les trois critères du point 5 et, en même temps, en respectent votre profil d’investisseur et la Loi sur la conformité ? Est-il limité dans la vente de fonds ou de portefeuilles de fonds ?

Peut-il vous offrir des produits faits sur mesure ou est-il limité à vous offrir des portefeuilles à grand déploiement ? Est-il prêt à travailler avec vous pour vous offrir ce qu’il y a de mieux pour vous ? Si oui, ne le « flushez » pas. Travailler avec. Mais s’il est incapable de bien vous servir, comme vous le méritez, il faudrait songer divorcer, même si ce n’est pas toujours facile à cause de la relation parfois privilégiée que vous avec développée ensemble.

Je n’achèterais pas la voiture compacte d’un fabricant en sachant que c’est la plus «poche pire» sur le marché, juste parce que c’est tout ce que le conseiller a à me vendre. Je veux aller où c’est le mieux pour moi. Je veux la meilleure compacte sur le marché. Je veux les meilleurs portefeuilles, des portefeuilles impressionnants.

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